« Si l’on veut connaître un homme, il faut chercher celui vers lequel sa vie est secrètement tournée, celui à qui, de préférence à tout autre, il parle, même quand apparemment, il s’adresse à nous. »
Christian Bobin dans Le Très-Bas.
Convaincu de la justesse de cette approche, c’est très progressivement que le Père Ivan nous a fait entrer dans la connaissance de Saint François et, en même temps, il nous a fait progresser dans notre relation avec le Seigneur.
Du sanctuaire de Rivotorto à la cathédrale San Rufino et la basilique Sainte Claire, de l’ermitage Saint Damien à la Piazza Del Comune, cœur battant d’Assise, de la basilique Sainte Marie des Anges, la Portioncule et la chapelle du Transitus à la basilique Saint François, avec un temps d’arrêt à l’église Sainte Marie Majeure, nous avons marché dans les pas de Saint François, de Sainte Claire et de leurs compagnons.
A la suite de Saint François, nous nous sommes progressivement dépouillés du superflu. Comme Saint François, nous nous sommes émerveillés devant la beauté des paysages, des pierres, des églises et de leurs peintures si parlantes, si émouvantes. Nous avons ressenti une profonde émotion devant le tombeau de Saint François, comme devant la dépouille de Carlo Acutis, un saint d’aujourd’hui, du même âge que certains d’entre nous et habillé comme eux. Nous avons vécu la fraternité dans la diversité, par le partage, par la marche et l’attention aux autres et à l’Autre. Nous avons communié dans le chant, les moments de prière et les célébrations eucharistiques.
« Va, François et répare mon Eglise qui tombe ». Avec cette phrase qui interpella Saint François à Saint Damien, nous avons été, à notre tour, interpellés par le Père Ambroise : Et nous aujourd’hui ? Ressentons-nous le même appel ? Qu’allons-nous faire ?
Alors, revenus de ce pèlerinage avec le désir de nous revoir pour ne pas oublier, ni douter, pleins de l’esprit de Saint François qui n’a jamais cessé de chercher sa vocation, puisqu’on n’a jamais fini de se convertir pour ressembler à Jésus, puisque tout ne fait que commencer, n’ayons pas peur de dire, comme Saint François à la fin de sa vie : « Commençons ! »
